Opportunités et débouchés après PAES

Vous vous intéressez au domaine de la santé et plus particulièrement à la conception de nouveaux médicaments, aux thérapies innovantes contre des maladies encore difficiles à traiter ou aux relations avec les patients ?

Les biotechnologies peuvent vous permettre de combler vos attentes. En effet, la richesse du Monde Vivant mène, grâce aux Biotechnologies, à la fabrication de biomédicaments, de vaccins préventifs ou thérapeutiques ou à des soins personnalisés avec la thérapie cellulaire. Les cadres scientifiques, experts en biotechnologies, ont leur place aux côtés des médecins et des pharmaciens. Leurs compétences sont recherchées pour la conduite de projets de Recherche & Développement, l’industrialisation d’un processus de fabrication d’un médicament, le montage d’un dossier d’autorisation de mise sur le marché ou encore l’ingénierie marketing sur la distribution d’un bioproduit.

Sup’Biotech vous propose une formation d’expert en ingénierie des biotechnologies en 4 ou 5 ans selon votre niveau, basée sur un programme équilibré entre les Sciences du Vivant, les Sciences de l’Ingénieur, la connaissance de l’entreprise et avec une pédagogie orientée projets.

C’est le parcours idéal pour un étudiant qui souhaite réorienter ses études après une PAES

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Témoignages


Eva Planes (Promo 2014)

Eva Planes

Grâce à mes deux années passées en PCEM1 (Ndlr : premier cycle des études médicales), je n'ai pas eu trop de difficultés à m'adapter au rythme de la première année de Sup'Biotech. Les matières se correspondent et la continuité des enseignements m'a permis de ne pas me sentir égarée : au contraire, j'ai pu mettre à profit mon expérience en médecine, qui m'a donné un certain recul.

D'autre part, j'ai été agréablement surprise par l'encadrement et l'ambiance. Contrairement à la fac, le corps enseignant nous accompagne vers le monde professionnel. Il y a beaucoup de solidarité entre les étudiants, qui ne sont pas séparés par la compétition et j'ai même pu donner des cours de soutien à mes camarades.

Aujourd’hui je me dirige vers les métiers de la R&D, dans le secteur de la santé ou bien celui de l'environnement. Récemment j’ai effectué mon stage chez Sanofi.

Ludivine Guérineau (Promo 2015)

Ludivine Guérineau

Sup’Biotech a été pour moi un nouveau départ. J’ai réalisé que mon expérience en médecine n’était, tout compte fait, pas un échec. J’ai beaucoup appris au cours de ces années, et j’ai surtout pris confiance en moi, grâce aux responsabilités que l’on m’a confiées au fil des années.

Mon parcours en médecine m’a permis d’appréhender au mieux mes premières années à Sup’Biotech où j’ai pu mettre en pratique l’ensemble de mes connaissances théoriques. La formation proposée par notre école a été un déclic. Le domaine des biotechnologies est aujourd’hui en plein essor. Mon futur diplôme me permettra de me placer aisément sur le marché du travail avec un bagage scientifique adéquat et solide tout en restant dans le domaine qui me tient à cœur et où les offres d’emploi et l’évolution de carrières sont nombreuses.

Gaspard Fournier (Promo 2015)

Gaspard Fournier

L’échec au concours de médecine a été une épreuve difficile à vivre : déception des résultats comparée au temps de travail fourni, à l’implication personnelle et au renoncement au métier de médecin.

Pourtant, j’étais décidé à rester dans le domaine de la santé. J’ai envisagé un moment d’être kiné ou podologue. Puis, je suis allé voir une conseillère d’orientation. Elle m’a aidé à trouver la formation correspondant à mon souhait, à ma personnalité et où mon bagage scientifique de prépa me serait utile : une formation liée aux domaines de la santé, avec un vrai encadrement, des projets concrets à réaliser et qui favorise le travail en équipe.

Elle m’a conseillé Sup’Biotech. Voilà maintenant 3 ans que j’y étudie : le côté studieux et à la fois convivial me convient parfaitement et de plus j’ai fait mon premier stage dans le domaine de la santé chez ManRos Therapeutics. Aujourd’hui, je ne regrette en rien cette réorientation.

Christophe Przybyla (Promo 2010), ingénieur de recherche à l'INSERM

Christophe Przybyla

Il travaille au sein d'une unité de recherche INSERM (U753 - Immunologie des Tumeurs, Institut Gustave Roussy), sur un projet en collaboration étroite avec le Luxembourg (Unité d'hématologie expérimentale, Centre Hospitalier du Luxembourg) ainsi qu'avec d'autres unités de recherche françaises. Il revient sur son métier, son entrée dans la vie professionnelle et ses études à Sup'Biotech.

En quoi consiste votre poste actuel ?

Mon travail consiste à décrypter le rôle, et donc les effets, des micro-ARN secrétés (encapsulés au sein d'exosomes) par des cellules cancéreuses du poumon sous l'influence d'un stress hypoxique (faible teneur en dioxygène) sur le microenvironnement tumoral. En effet, dans les tumeurs solides, la présence de zones d'hypoxie, due à une vascularisation défaillante au sein de la tumeur, est un facteur-clef dans le développement tumoral et dans la résistance aux traitements. Je gère ce projet de recherche dans son ensemble, des hypothèses de recherche à la rédaction et la présentation des résultats, en passant par le travail en laboratoire.

Quel aspect de votre métier vous passionne le plus ?

Ce qui m'attire, c'est l'innovation, ce sentiment d'être à la pointe des avancées en matière d'étude, d'analyse et de traitement anticancéreux. C'est également le sentiment de faire quelque chose d'important, d'apporter une contribution à l'édifice de la recherche. Voilà ce qui nous permet de débuter chaque journée avec le sourire.

Que vous a apporté Sup'Biotech ?

En quelques mots : une formation ultra-professionnalisante. En sortant, je me suis senti prêt à intégrer une équipe, une entreprise, quel que soit le corps de métier. À travers les projets réalisés dans divers domaines des biotechnologies, le large spectre de matières enseignées et les travaux en équipe, nous avons été préparés à être extrêmement polyvalents et dotés d'une forte capacité d'adaptation. C'est un critère-clef recherché par les entreprises de nos jours. Enfin, la formation nous a permis de découvrir nos limites, ce qui peut s'avérer très utile au cours d'une carrière.

Pourquoi avoir choisi cette carrière ?

Par passion. Tout d'abord, lors de mes deux premières années à Sup'Biotech, j'ai éprouvé un réel attrait pour les applications Santé/Pharma des biotechnologies, plus particulièrement dans le domaine de la cancérologie. Le stage d'initiation aux techniques de laboratoire que j'ai effectué en 2e année m’a conforté dans ce choix. J'ai ensuite réalisé mes deux stages suivants dans la continuité du premier, une régularité qui m'a permis d'obtenir ce poste quelques années plus tard.

En parallèle de ces expériences personnelles, les conseils des professeurs et intervenants extérieurs au sein de Sup'Biotech ont été déterminants dans mes choix et je leur en suis aujourd'hui reconnaissant.

Quelles sont vos perspectives et vos ambitions pour la suite ?

Je pense m'éloigner du travail de paillasse et me concentrer sur des activités plus en amont de la recherche pure. J'espère pouvoir occuper un poste répondant à mes envies d'ascension, par exemple dans une startup, alliant ainsi les notions de structure à taille humaine et pleine innovation. Je souhaite désormais acquérir une solide expérience de recherche dans un contexte industriel/privé avant d'envisager de diriger des équipes et, qui sait peut-être, ouvrir ma propre structure !

Pourriez-vous décrire la manière dont vous voyez le monde des biotechnologies et son évolution ?

Les biotechnologies sont amenées à occuper une part de plus en plus importante dans l'industrie et dans les hautes technologies en général. Les startups en biotechnologies seront le moteur de l'innovation : on constate par exemple que les Big Pharma abandonnent peu à peu la R&D au profit des startups. Ces dernières ont vocation, après preuve de concept, à être rachetées par de grands groupes ayant la puissance financière nécessaire pour valider les innovations et les amener jusqu'au stade de produits. Je suis donc très confiant quant à l'avenir de ce secteur ; s'il existe un domaine qui tend à se développer, par opposition aux « vieilles industries », ce sont bien les biotechnologies.

Alexandre Ismail a aujourd'hui entrepris une thèse au Collège de France. (Promo 2011)

Alexandre Ismail

Pourquoi avoir choisi de faire de la recherche ?

Dès mes études secondaires, la recherche en chimie m'a intéressé. Aussi, je savais dès le départ que j'aurai à effectuer une thèse, seul moyen de faire de la recherche à haut niveau dans ce domaine. A Sup'Biotech, j'ai approfondi cette envie. Mais surtout, j'y ai appris la recherche appliquée à la réalité du marché. Ça m'a aidé à qualifier plus finement mes intérêts. Quand je suis entré à l'école, j'avais plutôt un profil pour l'industrie pharmaceutique. Aujourd'hui, je me suis tourné vers la biocatalyse puis la biosynthèse, grâce aux enseignements que j'ai reçus pendant le cycle Expertise.

Sur quoi porte la thèse ?

Je participe à l'étude d'un complexe protéique issu de la bactérie Escherichia coli, au sein du Laboratoire de chimie des processus biologiques du Collège de France. J'y étudie les complexes de biosynthèse de l'ubiquinone, un lipide de la membrane plasmique bactérienne qui assure un rôle antioxydant et de transporteur d'électrons dans la chaîne respiratoire. Au départ, j'étais intéressé par la biocatalyse. Comme le Collège de France proposait des projets sur le sujet, j'ai postulé. Petit à petit, j'ai dérivé vers le complexe de biosynthèse de l'ubiquinone. A proprement parler, je ne vais pas effectuer de recherche dans la biocatalyse industrielle comme je l'avais initialement pensé, même si un des projets annexes portera dessus. Je me suis plutôt refocalisé sur de la biologie fondamentale, qui sera applicable à la biocatalyse industrielle à moyen ou long terme. A l'heure actuelle, on étudie vraiment le fonctionnement et la structure d'un mécanisme biologique précis. Ce défrichage théorique préalable est nécessaire avant de pouvoir appliquer ces découvertes à l'industrie.

Est-ce qu'un partenariat entre le Collège de France et Sup'Biotech peut avoir lieu ?

Pour l'instant, l'idée de ce partenariat n'a pas été formellement posée. Mais je pense que cela est dû au fait que le projet est encore récent en conséquence de quoi il n'est pas encore complètement amorcé. Des discussions devraient bientôt avoir lieu. Sup'Biotech dispose de ressources et de compétences complémentaires sur lesquelles le Laboratoire de chimie des processus biologiques pourrait s'appuyer.

Emilie Duvallet (Promo 2009), première docteure de Sup'Biotech

Emilie Duvallet (Sup'Biotech promotion 2009) est la première ancienne de l'école à obtenir le titre de docteure. Le 30 novembre 2012 dernier, au laboratoire d'immunologie et immunnopathologie de l'Université Paris XIII, elle a soutenu sa thèse en immunologie sur laquelle elle travaillait depuis trois ans et a obtenu les félicitations du jury.

Emilie Duvallet et son jury après la soutenance de sa thèse Emilie Duvallet entourée de son jury après sa soutenance de thèse.

Quel est le sujet de votre thèse ?

L'intitulé exact de ma thèse est « Etude dans l'arthrite expérimentale au collagène de stratégies d'immunothérapies actives ciblant : l'interleukine-23, le vascular endothelial growth factor et le tumor-necrosis factor-α ». Plus simplement, mes recherches se sont focalisées sur la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune (le système immunitaire de la personne atteinte de la maladie attaque des tissus sains) qui touche 0,5 % de la population en France. Elle frappe les articulations et est donc très handicapante : beaucoup de personnes qui en sont victimes doivent arrêter leur activité professionnelle en raison des douleurs causées.

Les origines précises de la maladie sont mal connues. Mais on sait qu'elle entraîne une surexpression de certaines protéines. Pour diminuer cette quantité, des traitements comme l'immunothérapie passive (qui consiste à administrer des anticorps artificiels au patient) existent déjà mais présentent de nombreux inconvénients comme des infections ou des cancers. Aussi, j'ai exploré la voie de la vaccination thérapeutique (qui va activer la production d'anticorps par l'organisme), plus sûre.
Pendant ma thèse, j'ai donc focalisé mes recherches sur trois protéines : l'interkeuline-23, le VEGF et le TNFα. Il fallait explorer ces différentes pistes puisque la protéine surexprimée sera différente en fonction des patients. En comprenant les mécanismes de cette maladie encore mal connue, j'ouvre une voie vers la recherche et la création de traitements plus efficaces.

Comment êtes-vous passée de Sup'Biotech à la recherche doctorale ?

Quand je suis entrée à Sup'Biotech, je n'envisageais absolument pas de poursuivre en thèse. Mais lors de mon stage au CNRS, en 4e année, ma responsable de stage m'a fait comprendre que j'étais faite pour la recherche. En effet, je ne suis pas faite pour travailler assise à un bureau, devant un ordinateur. Il faut que je puisse manipuler sur une paillasse, que je réfléchisse, construise mes raisonnements et cherche de nouveaux mécanismes en expérimentant. La recherche correspond à mon profil. Or, pour que je puisse continuer dans cette voie, il fallait que je fasse une thèse.
Sup'Biotech m'y a préparée en amont. Le fait d'avoir pu multiplier les stages, l'accès à des laboratoires équipés de matériel de pointe et bien évidemment les cours m'ont permis d'entreprendre dans de très bonnes conditions mon parcours actuel. A Sup'Biotech, j'avais choisi la majeure Recherche et Développement et la mineure Santé et Pharmacie ; j'ai poursuivi avec un Master en biothérapies au laboratoire d'immunologie et immunopathologie de l'Université de Paris XIII ; enfin, dans cette même unité de recherche, j'ai effectué ma thèse entièrement centrée sur les biotechnologies appliquées au secteur pharmaceutique. Je suis dans une logique de continuité, initiée par Sup'Biotech qui, par ses enseignements, m'a intéressée à la recherche et aux biotechnologies.

Maintenant que votre thèse a été soutenue, qu'allez-vous faire ?

Je suis actuellement en recherche de post-doctorat. Je souhaite bien évidemment continuer la recherche dans la pharmacologie thérapeutique. Aussi, le développement de médicament, la recherche de mécanismes de fonctionnement des maladies ou l'amélioration de traitements cliniques sont autant de sujets qui m'intéressent.

Je voudrais étudier d'autres maladies, découvrir de nouvelles possibilités de traitement. Les protéines sur lesquelles j'ai pu travailler dans le cadre de ma thèse s'expriment également dans d'autres maladies, notamment certains cancers ou la sclérose en plaques. Je veux découvrir de nouveaux mécanismes thérapeutiques, d'autant plus que ne travailler que sur la thématique de ma thèse pourrait me bloquer dans mes futures recherches de travail.

A terme, j'aimerais travailler dans l'industrie pharmaceutique, pour poursuivre mes travaux sur le développement de traitements. Et même si j'aimerais aussi exercer dans le milieu académique, je sais que les places en laboratoires universitaires pour des recherches thérapeutiques sont très limitées et difficiles à obtenir.

Après quelques temps de recherche, je vais travailler à partir du 1er juillet à l’INSERM, j’ai obtenu un post-doctorat dans une équipe à Saint-Louis qui travaille sur le cancer.

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